DPE du quartier Paris à Roanne : bâti, étiquettes et enjeux immobiliers

Publié le 13 septembre 2026 5 min de lecture

Le quartier Paris à Roanne rassemble 1 543 DPE géolocalisés, avec un bâti majoritairement antérieur à 1975 et composé surtout d’appartements. Ses résultats montrent une proportion de passoires énergétiques supérieure à celle de la ville, mais une majorité de diagnostics classés C ou D.

DPE du quartier Paris à Roanne : bâti, étiquettes et enjeux immobiliers — Roanne

Le dossier énergétique du quartier Paris, à Roanne, repose sur 1 543 diagnostics de performance énergétique géolocalisés, issus d’un échantillon analysé de 15 000 DPE à l’échelle de la ville. Cette base permet de décrire les logements diagnostiqués, de comparer leurs résultats et de dégager des points d’attention pour une vente ou une location. Elle ne constitue toutefois pas un inventaire exhaustif de tous les logements du quartier. Les proportions présentées concernent donc les diagnostics étudiés : elles ne permettent pas d’attribuer une étiquette à un immeuble ou à une adresse sans consulter son propre DPE. Le profil qui se dégage associe une forte présence du bâti d’avant 1975, une prédominance des appartements et des performances énergétiques contrastées.

Un bâti dominé par la période 1948-1974 et les appartements

ÉtiquetteLogements diagnostiqués (Paris)Part du quartier
A50,3 %
B151,0 %
C59738,7 %
D42027,2 %
E29419,1 %
F1499,7 %
G634,1 %
Source : ADEME, base DPE logements existants, diagnostics géolocalisés dans l'IRIS Paris (Roanne).

La période de construction dominante dans le quartier Paris est celle de 1948 à 1974 : elle représente 49.1 % des diagnostics analysés. Les logements construits avant 1948 en constituent 28.8 %, tandis que la part totale du bâti antérieur à 1975 atteint 78.0 %. L’ancienneté du parc est donc un élément central de lecture, sans suffire à expliquer la performance de chaque logement. Les données ne renseignent ni les rénovations déjà réalisées, ni les matériaux, ni les équipements installés. La typologie est également marquée : les maisons individuelles représentent 11.4 % des logements diagnostiqués, le reste étant constitué d’appartements. Pour interpréter un bien proposé à la vente ou à la location, il convient ainsi de distinguer son époque de construction, sa configuration et les résultats effectivement inscrits dans son diagnostic.

  • 1948-1974 : avec 49.1 % des diagnostics, cette période constitue le principal repère historique du parc étudié. Elle décrit une génération de bâtiments, mais ne démontre pas à elle seule leur niveau actuel d’isolation.
  • Avant 1948 : la part atteint 28.8 % dans le quartier, contre 39.0 % à Roanne. Le quartier compte donc proportionnellement moins de bâti de cette période que l’ensemble de la ville.
  • Maisons individuelles : leur part de 11.4 % confirme la prédominance des appartements. Les résultats agrégés doivent être lus avec cette composition en tête, notamment lorsqu’on examine le cas particulier d’une maison.

Des étiquettes C et D fréquentes, mais 212 diagnostics F ou G

La répartition des étiquettes donne une lecture plus précise que la seule ancienneté du bâti. La classe C est la plus représentée, avec 597 diagnostics, devant la classe D, qui en compte 420. Ces deux catégories regroupent la majorité des résultats étudiés. La classe E rassemble 294 diagnostics et forme un autre ensemble important. À l’extrémité la plus performante de la distribution, les classes A et B comptent respectivement 5 et 15 diagnostics. À l’autre extrémité, 149 diagnostics sont classés F et 63 sont classés G. Les passoires énergétiques F et G totalisent ainsi 212 logements, soit 13.7 % de l’échantillon du quartier. Ce profil invite à éviter toute description uniforme : le quartier réunit des situations énergétiques sensiblement différentes.

  • Classes A et B : 5 diagnostics A et 15 diagnostics B. Ces résultats restent peu représentés dans l’échantillon et ne doivent pas être présentés comme caractéristiques de l’ensemble du quartier.
  • Classes C et D : 597 diagnostics C et 420 diagnostics D. Leur poids montre que l’ancienneté dominante du parc ne se traduit pas systématiquement par une étiquette F ou G.
  • Classe E : 294 diagnostics. Cette catégorie mérite une lecture distincte des classes F et G, sans présumer des équipements présents ou des travaux nécessaires dans chaque logement.
  • Classes F et G : 149 diagnostics F et 63 diagnostics G. Leur total de 212 logements constitue un point d’attention, mais ne renseigne pas, à lui seul, sur les causes de chaque résultat.

Un taux de passoires supérieur à celui de Roanne

La comparaison avec Roanne fait apparaître plusieurs contrastes. La part de passoires énergétiques atteint 13.7 % dans le quartier Paris, contre 9.4 % à l’échelle de la ville. La consommation médiane y est également plus élevée, à 196 kWh/m²/an contre 186 kWh/m²/an. Pourtant, le coût énergétique annuel médian estimé est légèrement inférieur : 981 € dans le quartier, contre 993 € pour Roanne. Ces indicateurs ne mesurent pas la même chose et ne doivent pas être confondus. La surface médiane est notamment plus faible dans le quartier, à 55 m² contre 62 m² en ville. Enfin, la proportion de logements construits avant 1948 est inférieure à la référence communale. Le taux de passoires plus élevé ne peut donc pas être expliqué simplement par une surreprésentation de cette période.

Vendre dans le quartier Paris : documenter le bien plutôt que sa moyenne

Pour vendre un logement dans le quartier Paris, ces données offrent un contexte, mais pas une évaluation individuelle. La présence de 597 diagnostics C et de 420 diagnostics D montre qu’il serait inexact de présenter tout le secteur comme énergétiquement défavorable. À l’inverse, les 212 logements classés F ou G justifient de traiter précisément la question énergétique lorsque le bien concerné appartient à ces catégories. Le dossier de vente gagne à distinguer l’étiquette du logement, sa consommation estimée, sa surface et les caractéristiques décrites dans son DPE. L’année de construction apporte un repère complémentaire, sans remplacer ces informations. Aucune donnée fournie ne permet de chiffrer une incidence sur la valeur immobilière ni de prédire les conditions de vente. L’enjeu est de rendre les caractéristiques du bien compréhensibles et vérifiables.

Louer : examiner le DPE et les estimations à l’échelle du logement

Dans un projet locatif, le coût énergétique annuel médian estimé de 981 € constitue un repère de quartier, et non un budget garanti pour le futur occupant. La consommation médiane de 196 kWh/m²/an ne peut pas davantage être appliquée automatiquement à un appartement donné. Le bailleur comme le candidat locataire ont intérêt à examiner le diagnostic du logement concerné, en séparant l’étiquette, les estimations de consommation et les informations relatives au bâtiment. Pour un bien classé F ou G, la moyenne du quartier ne permet pas de conclure à sa possibilité de mise en location : les éléments réglementaires nécessaires ne figurent pas dans les faits fournis. Il faut donc vérifier la situation applicable au bien sans déduire une autorisation ou une interdiction de ces seules statistiques.

Questions fréquentes

Le quartier Paris est-il moins performant énergétiquement que Roanne ?

Les indicateurs fournis montrent une part de passoires F et G plus élevée, à 13.7 % contre 9.4 %, ainsi qu’une consommation médiane supérieure, à 196 contre 186 kWh/m²/an. Cela ne signifie pas que chaque logement du quartier est moins performant qu’un logement situé ailleurs dans Roanne. Les classes C et D sont majoritaires dans l’échantillon local, et le diagnostic individuel reste indispensable pour qualifier un bien.

L’âge des bâtiments suffit-il à expliquer les étiquettes du quartier ?

Non. Les logements antérieurs à 1975 représentent 78.0 % des diagnostics du quartier, mais les données ne décrivent pas leurs rénovations, leur isolation ou leurs équipements. Elles ne croisent pas non plus chaque période de construction avec chaque classe DPE. On peut constater la coexistence d’un parc ancien et de résultats variés, mais pas attribuer automatiquement une mauvaise étiquette à une époque de construction.

Peut-on utiliser les 981 € médians pour estimer le budget d’un logement ?

Les 981 € correspondent au coût énergétique annuel médian estimé dans l’échantillon, pas à une facture individuelle. Cette valeur sert à situer le quartier, notamment face aux 993 € observés pour Roanne. Pour examiner un logement à vendre ou à louer, il faut consulter ses propres estimations et caractéristiques. La surface médiane de 55 m² ne suffit pas à transposer le résultat à un bien particulier.

Sources officielles

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